Jeudi 12 Janvier 2006
Vœux de Dominique de Villepin à la presse
Premier ministre
12 janvier 2006
Je vous remercie d’avoir bien voulu répondre à mon invitation, pour ces vœux à la presse.
Je voudrais commencer bien sûr, par vous souhaiter les meilleurs vœux possibles, pour vous-mêmes, pour vos familles, ainsi que pour l’ensemble des médias que vous représentez. La radio, la télévision, la presse écrite, régionale ou nationale, les sites Internet. Tous ensemble, je vous souhaite le meilleur pour cette année, qui sera, une fois de plus, une année de grands changements à travers le monde et en France.
Cette année, je le sais, et vous l’avez rappelé, Chantal Didier, la liberté de la presse à nouveau a été un grand combat. Et vous avez payé un très lourd tribut. Je salue, bien sûr, Christian Chesnot, Georges Malbrunot, Florence Aubenas, et vous avez cité, plus récemment notre otage, libéré hier, et puis Ingrid Betancourt. Et c’est vrai, que nous continuons à nous battre au quotidien, pour tout faire, en vue de sa libération et de celles et ceux qui sont avec elle.
Ce combat pour la liberté de la presse, il est indispensable, parce que c’est un combat pour la démocratie, c’est un combat pour l’information. Et vous savez que la conviction qui est la mienne, c’est que tout ce qui va dans le sens de la transparence, tout ce qui va dans le sens de la vérité, est bon, pour vous, pour la politique, pour la Nation, et pour le monde.
Alors, c’est vrai qu’il y a de nouveaux défis pour les médias : des défis économiques, des défis technologiques importants. On voit l’apparition des journaux gratuits, la révolution du numérique, tout cela exige des adaptations. Eh bien nous sommes là pour vous accompagner, et c’est vrai que nous voulons trouver les moyens de faire en sorte que cette mutation puisse se faire dans cette exigence d’information et de transparence indispensables à toute démocratie.
L’année 2005 a été une année importante avec, à la fois, des succès et en même temps des difficultés, voire des crises. Mais c’est une année où nous avons, les uns et les autres, appris beaucoup. Beaucoup de leçons. Et la conviction qui est la mienne, c’est que la France en sort fortifiée, davantage mûrie, plus riche d’expériences. Alors, en 2006, j’ai émis le souhait d’"une année utile”. Qu’est-ce que cela veut dire “une année utile” pour la France en 2006 ? Eh bien d’abord, une année d’engagements, une année de vérité aussi, et une année de détermination et de courage.
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